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Interview : Benoît Bidot

Benoît BIDOT, à gauche de la photo, accompagné de Francis Jamme, élu cohésion sociale et de Romain Bodin de Konica Minolta.

APRÈS UNE CARRIÈRE DANS L’ENSEIGNEMENT, C’EST NATURELLEMENT QUE CET ANCIEN PROF D’ÉDUCATION PHYSIQUE EST AUJOURD’HUI AU CŒUR DU FONCTIONNEMENT DU SAM

Sam News : Benoît, peux-tu t’exprimer sur ton entrée au SAM ?
Benoît BIDOT : Ayant le désir de m’engager dans une structure sportive et anticipant quelque peu la fin de ma carrière professionnelle, j’ai sollicité le SAM en la personne de son directeur et c’est tout naturellement que j’ai intégré la cohésion sociale.
J’ai pris mes marques, écouté, regardé, puis développé l’activité physique pour les plus jeunes enfants. J’ai, à ce moment, travaillé en étroite collaboration avec le sport jeunesse et le sport loisir.
Ce fut une expérience riche et surtout, c’était la première fois que je voyais un club sportif proposer des activités de loisirs pour les jeunes et les adultes, prendre en compte les personnes les plus éloignées de la pratique sportive.

Sam News : Pourquoi as-tu souhaité intégrer une structure sportive ?
B.B : Cela tient essentiellement à mon parcours. Actuellement, je suis Jeune retraité de l’éducation Nationale, j’ai quitté, le 31 août 2017, les fonctions de chef d’établissement, fonctions que j’ai exercées en collège et en lycée mais auparavant, j’étais professeur d’Education Physique et sportive.
Et intégrer une structure sportive comme le SAM, c’est un retour aux sources. J’ai toujours pratiqué une activité physique, de la gymnastique artistique au football, ensuite le tennis et maintenant le golf et d’autres activités de façon plus ponctuelles.
Les compétences acquises durant mon parcours professionnel sont transférables dans une structure associative et je pense être en capacité d’accompagner le SAM dans différents domaines comme le pilotage des organisations, la mise en place d’un plan de formation ou encore être source de conseil dans l’encadrement des publics jeunes, plus simplement, je suis en mesure de m’engager dans des projets variés.

Sam News : Pourquoi cet investissement personnel au sein du SAM ?
B.B : Je ne souhaitais pas spécialement intégrer un club n’ayant qu’une activité sportive. Je pensais que le SAM, compte tenu de sa surface, allait pouvoir me proposer des tâches davantage généralistes comme la cohésion sociale. Et je ne me suis pas trompé, au SAM, il y a toujours 100 projets en gestation ou en cours de développement.
Actuellement, une petite équipe réfléchit au développement d’une structure de formation aux métiers du sport afin de donner un encadrement de meilleures qualités encore aux différentes sections, au sport loisir, un encadrement qui aura intégré les valeurs du SAM, les valeurs du sport, l‘humanisme, le respect des autres, des règles, de soi, le dépassement de soi… Le SAM aurait alors un autre domaine à son organigramme, la formation.

« Avec 28 sections sportives, je constate un bon fonctionnement général, qui ne peut être atteint que par une exigence en termes de compétences »

 
Sam News : Benoît, quelles relations entretiens-tu avec le sport ?
B.B : Le sport ou l’activité physique, il y a là une déformation professionnelle, est un moment de plaisir, de volupté. Débuter un échauffement, tranquillement c’est s’inscrire dans la préparation du plaisir à venir. Et puis durant l’activité, un geste technique, que ce soit au foot, un drible réussi, au tennis, un revers le long de la ligne et on entre alors dans l’extase et inversement, un mauvais geste et c’est l’estime de soi qui est atteint. Nous sommes, avec le sport, dans le principe de plaisir que la psychanalyse a parfaitement analysé.
Je n’ai jamais pu voir le sport autrement, même si on peut mettre en avant la santé, le bien-être, le dépassement de soi. Tous ces atouts intrinsèques au sport peuvent être atteints dans une pratique plaisir. Un entraîneur mettra l’accent sur le ludique lors du travail d’entraînement, de la même façon, en match, il convoquera l’intelligence du joueur.

Sam News : Quelle vision as-tu pour le SAM ?
B.B : Mes élections récentes au comité directeur puis au bureau me placent dorénavant au centre du fonctionnement du SAM. Ce que j’ai pu, jusqu’alors, voir, me permet de vous livrer mon analyse, qui ne peut être que partielle.
Avec 27 sections sportives, 28 avec la cohésion sociale, je constate un bon fonctionnement général, qui ne peut être atteint que par une exigence en termes de compétences. La présidence des sections demande un engagement important des femmes et des hommes qui occupent ces fonctions. à côté de cela, la structure omnisport qui doit gérer un groupe humain important et répondre à de multitudes sollicitations repose sur quelques personnes. Il me semble que son pilotage nécessite un investissement plus important, avec des relais à trouver au sein du bureau. Le SAM doit aussi se diversifier, comme il a commencé en développant un secteur économique qui lui donnera une assise solide, une assurance contre les aléas.
Nous espérons qu’un centre de formation aux métiers du sport verra le jour pour accompagner le SAM dans ses ambitions sportives.
Je sais que certaines sections y sont déjà présentes, il est important d’intégrer les structures départementales et régionales voire davantage du sport.

Le SAM est une association importante de la ville de Mérignac, de la région. Ce gigantisme pour une association pourrait laisser imaginer un fonctionnement aux rouages compliqués, il n’en est rien, le SAM fonctionne avec 28 start-up, l’exigence de qualité revendiquée est le moteur des sections.
La chance du SAM est d’avoir des personnels, salariés ou bénévoles, dynamiques, compétents, exigeants avec eux-mêmes.

Propos receuillis par : Francis TRESSE

Le Sport Athlétique Mérignacais (S.A.M) est un club omnisports, créé le 4 février 1972. De la pratique individuelle aux sports d’équipes, de l’activité de loisir à la compétition de haut niveau, le SAM propose un grand choix d’activités sportives.

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